La 17e édition du Festival culturel national du film amazigh (FCNFA) s’est ouverte, jeudi dernier au Théâtre régional Kateb-Yacine de la ville de Tizi Ouzou, en présence du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, des autorités locales, à leur tête le wali Abdelhakim Chater, et des élus locaux et nationaux.

L’ouverture officielle de cette édition a été marquée par la projection du film court métrage Le banc public réalisé par le défunt Djamel Allam, auquel est d’ailleurs dédiée ce 17e rendez-vous cinématographique d’expression amazighe. Dans son allocution d’ouverture, le ministre de la Culture, qui s’est félicité de la tenue de cette 17e édition, a indiqué que celle-ci «consacre le dynamisme culturel qui caractérise la wilaya de Tizi-Ouzou». Le ministre a profité de cette occasion pour réitérer la parfaite disposition de son département à aider et soutenir toutes les manifestations culturelles. «Nous avons décidé d’apporter davantage d’aide, dans la mesure du possible, aux différentes manifestations culturelles organisées ici à Tizi-Ouzou, une ville qui respire la culture», a-t-il indiqué, tout en annonçant par la même occasion la décision de prendre en charge l’aménagement en moyens logistiques et techniques du théâtre de verdure, pour qu’il soit opérationnel au mois de ramadhan prochain, ainsi que de toutes les autres structures culturelles de la wilaya.  Azzedine Mihoubi a tenu à rendre un vibrant hommage au défunt Mouloud Mammeri puisque l’organisation de cette 17e édition du festival commémore aussi le 30e anniversaire de la disparition du célèbre Amusnaw, qui a laissé un legs riche constituant la base à tout travail de promotion de la culture nationale amazighe. Il a aussi rendu un hommage appuyé à toutes les figures de la culture algérienne disparues récemment à l’instar du défunt Djamel Allam «qui était un homme de culture complet», le producteur  Youcef Goucem qui «a beaucoup donné pour le cinéma algérien et la création artistique», à l’enseignant de l’art Fredj Ould Kaci «homme de terrain et de culture» et Mansour Abrous «chercheur qui a œuvré et contribué au rayonnement  des arts plastiques». Le ministre a par ailleurs souligné la nécessité de voir les films en compétition projetés aussi dans d’autres festivals nationaux et internationaux et dans toutes les salles de cinéma du pays.  «Nos productions cinématographiques sont de bonne qualité et il suffit de bien les promouvoir pour que le cinéma algérien retrouve son lustre d’antan», a-t-il encore indiqué, en faisant savoir que son département ministériel mobilisera tous les moyens pour soutenir ce cinéma d’expression amazighe et de tout mettre en œuvre pour prendre en charge le rayonnement de la langue amazighe sur tout le territoire national à travers les travaux culturels et les manifestations organisées aux quatre coins du pays. Le commissaire du festival, Amar Tribèche, a de son côté affirmé que ce festival constitue «une fête du cinéma amazigh qui représente beaucoup pour les Algériens et les Amazighs où qu’ils se trouvent». Ce festival constitue également «un espace de rencontres où s’échangent les expériences des uns et des autres», a-t-il ajouté. Vingt-trois productions, 4 longs métrages, 10 courts métrages, 6 films documentaires et trois d’animation dans différentes variantes amazighs : kabyle, chaouie et mozabite, sont prévues en compétition pour l’Olivier d’or, la plus haute distinction de ce festival qui s’étalera jusqu’au 4 mars prochain. Les séances de projections des films en lice dans cette manifestation se dérouleront à la grande salle de la maison de la culture Mouloud-Mammeri, à raison de trois séances quotidiennes, dont une la matinée et deux l’après-midi. Quatre conférences sur le cinéma animées par Salim Aggar, Saïd Ould Khelifa, Ali Mouzaoui et Ahmed Bedjaoui, sont également au programme de ce festival dédié au cinéma d’expression amazighe. Cette édition connaîtra aussi la projection en hors compétition de sept films qui sera suivie par des séances de débat avec les réalisateurs de ces films. Ces films seront projetés à la cinémathèque de la ville des Genêts en hommage à Djamel Allam et Youcef Goucem, propriétaire de la boîte audiovisuelle productrice du film Le banc public réalisé par le regretté Djamel Allam et primé lors de la dernière édition de ce festival.
Bel. Adrar